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Journée de solidarité et départ en retraite en cours d’année : le calcul ?

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journée de solidarité et départ en retraite en cours d'année

Solidarité départ retraite

  • Cadre légal : la loi du 30 juin 2004 et les articles L3133‑7 et suivants obligent l’employeur à préciser la modalité d’accomplissement de la journée de solidarité.
  • Public concerné : application aux salariés selon situation contractuelle avec prorata pour temps partiel et dispenses fréquentes pour apprentis, la preuve devant être conservée.
  • Calcul pratique : prorata en heures, libellé sur bulletin et preuve jointe.

Le matin du départ ressemble parfois à une course contre la montre. Une question pèse sur le service paie et sur le manager responsable. Vous voulez une réponse nette sur l’application de la journée de solidarité pour un départ en retraite en cours d’année. Ce texte vous apporte règles claires et modes de calcul immédiats. On évoque aussi les mentions à inscrire sur le bulletin de salaire.

Le cadre légal et obligations de l’employeur en matière de journée de solidarité.

Le point de départ reste la loi du 30 juin 2004 et son intégration au Code du travail. Une référence majeure se trouve aux articles L3133‑7 et suivants du Code du travail consultés récemment le 01/02/2026. Le cadre reste légal. Ce cadre oblige l’employeur à préciser la modalité choisie pour accomplir la journée de solidarité.

Le texte fondateur et les articles du Code du travail à mentionner pour la journée.

Le texte fondateur est la loi n°2004‑626 du 30 juin 2004 relative à la solidarité envers les personnes âgées et dépendantes. La référence légale à citer est Code du travail articles L3133‑7 à L3133‑9 consultés sur Legifrance : https://www.legifrance.gouv.fr consulté le 01/02/2026. Le Code du travail précise L3133‑7. Ce lien officiel évite toute incertitude juridique lors du contrôle URSSAF.

Le public concerné et les exceptions fréquentes liées au départ en retraite.

Le principe général s’applique aux salariés sous contrat de travail présents sur l’année civile sauf dispenses prévues. Une attention particulière se porte sur les apprentis et alternants souvent dispensés selon conventions. Vous vérifiez aussi la situation des CDD courts et des salariés à temps partiel pour un prorata adapté. Ce point impose la conservation des preuves d’exécution ou de dispenses.

  • Le salarié temps plein effectue la journée si non réalisée.
  • Le salarié temps partiel bénéficie d’un prorata en heures.
  • L’apprenti peut être dispensé selon la convention collective.
  • Le CDD se traite au cas par cas selon la durée effective.
  • Le départ en cours d’année annule l’obligation si déjà effectué.
Tableau récapitulatif des statuts et application de la journée de solidarité
Statut Journée imposable Remarques pratiques
Salarié temps plein Oui sauf déjà effectuée Vérifier date de départ et historique de présence
Salarié temps partiel Oui proratisée selon temps de travail Indiquer calcul en heures sur bulletin
Apprenti / alternant Souvent dispensé Consulter d

ispositions conventionnelles

CDD court À examiner au cas par cas Appliquer prorata sur la durée effective

Le calcul pratique en cas de départ en retraite en cours d’année et traitement en paie.

Le principe retenu est le prorata temporis sur l’année civile pour la journée de solidarité. Une conversion en heures s’impose pour les temps partiels et mi‑temps. Vous documentez toute opération sur le bulletin avec un libellé clair et une pièce justificative jointe au dossier salarié. Ce traitement facilite la traçabilité en cas de contrôle externe.

Le mode de calcul du prorata et exemples chiffrés pour les cas les plus fréquents.

Le calcul simple prend la durée de référence de la journée et la multiplie par le nombre de mois travaillés divisé par 12. Une journée standard équivaut souvent à 7 heures pour une base 35 heures. Le prorata s’applique en heures. Ce mode permet d’obtenir une valeur à inscrire sur le bulletin sans ambigüité.

Tableau d’exemples chiffrés pour le calcul en cas de départ en retraite
Cas Situation Calcul Action paie
Cas A Temps plein départ 01/07 non effectuée 7 h × 6/12 = 3,5 h Inscrire 3,5 h non rémunérée ou retenue en heures
Cas B Mi‑temps départ 15/04 7 h × 0,5 × 3,5/12 ≈ 1,0 h Arrondir heures et mentionner justification
Cas C Jour déjà effectué avant départ 0 h Pas de nouvelle retenue conserver preuve

Le libellé recommended sur le bulletin de paie et les écritures comptables à inscrire.

Le libellé court facilite la lecture du salarié et du contrôleur. Une proposition standard est « Journée solidarité prorata départ retraite ». Le libellé figure sur le bulletin. Ce libellé s’accompagne d’une écriture comptable debit charge 641 / crédit compte de tiers 421 avec conservation du courrier de notification.

Le courrier d’information au salarié doit être précis et daté et il doit rappeler la modalité choisie par l’employeur. Une attestation d’exécution ou de dispense rejoint le dossier RH pour preuve. Vous pouvez ajouter une checklist interne et un simulateur simple pour éviter les erreurs sur la dernière paie.

Le conseil final reste pratique et direct. Une conservation méthodique des justificatifs protège l’entreprise et le salarié. On peut contacter le service juridique en cas d’ambiguïté.

Doutes et réponses

Quelle est la journée de solidarité pour les retraités ?

En droit français, la journée de solidarité pour les retraités est une mesure instituée en 2004, destinée à financer les actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées. Elle se matérialise par une journée supplémentaire de travail non rémunérée, traditionnellement placée le lundi de la Pentecôte, et par la contribution solidarité autonomie versée par les employeurs. L’objectif est clair, consolider les ressources dédiées à la dépendance. Sur le plan opérationnel, il convient d’observer que modalités et exceptions ont évolué, et que l’application pratique dépend des accords collectifs et des dispositions contractuelles en vigueur, sous réserve de futures adaptations.

Qui est dispensé de la journée de solidarité ?

En pratique, sont dispensés de la journée de solidarité, en raison de l’exonération de la contribution solidarité autonomie, les apprentis et les salariés en contrat d’alternance lorsque la rémunération est concernée par les exonérations prévues. Ainsi l’employeur n’est pas tenu de verser la contribution sur ces contrats, et les apprentis ne sont pas contraints d’effectuer la journée supplémentaire de travail dans l’entreprise. Il convient cependant de consulter les textes applicables et la convention collective, car des précisions réglementaires ou des accords collectifs peuvent restreindre ou étendre ces dispenses, selon la nature du contrat et la période considérée, à titre indicatif.

Comment est décompté le jour de solidarité ?

Le jour de solidarité se décompte classiquement comme une journée supplémentaire de travail, d’une durée de sept heures non rémunérée, ou selon des modalités prévues par l’accord collectif ou le contrat. Pour les salariés au forfait jours, la compensation s’effectue dans le cadre du forfait annuel, conformément aux dispositions conventionnelles. Il importe de noter que la neutralité salariale n’exclut pas la nécessité d’un écrit ou d’un accord, et que toute substitution par des heures ou des jours de RTT doit respecter les règles conventionnelles et la rédaction applicable, sous réserve d’une éventuelle interprétation jurisprudentielle, selon les précisions administratives en vigueur.

Comment esquiver la journée de solidarité ?

Éviter l’accomplissement effectif de la journée de solidarité n’est pas synonyme d’affranchissement unilatéral, et il convient de distinguer ce qui relève de l’accord collectif et ce qui relève du droit individuel. L’option la plus courante consiste à remplacer la journée par un jour de RTT prélevé sur la banque de temps, lorsque la convention ou l’accord le permet. D’autres aménagements, tels que le maintien dans un forfait jours ou des mesures conventionnelles, peuvent s’appliquer. Toute solution suppose un écrit, le respect des accords collectifs, et la prudence, afin d’éviter un contentieux sur l’exécution du contrat, avec l’accord des partenaires sociaux.

Sonia Leonardo

Avocate passionnée et engagée, Sonia Leonardo décrypte l'actualité juridique et partage son expertise sur les lois et le fonctionnement de la justice. Sur son blog, elle explore également les coulisses du monde du barreau, offrant des analyses claires et accessibles pour éclairer les questions juridiques complexes. Avec un regard avisé et une volonté d'informer, Sonia accompagne ses lecteurs dans leur compréhension des enjeux légaux contemporains

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